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Projet Control Stress

Description : Projet de recherche en thérapie comportementale d'exposition en réalité virtuelle sur des sujets acrophobes

Équipe/Organisme :
ISM, UMR 7287, Mestre Daniel DR2 CNRS Coordinateur
INT, UMR 7289, Khalfa Stéphanie CR1/CNRS Imagerie cérébrale
Clersé, UMR 8019, Sainaulieu Ivan PR2 Université Lille1 Evaluations sociologiques
LPL, UMR 7309, Bastien-Toniazzo Mireille PR2 Aix-Marseille Université Evaluations cognitives
STMS UMR 9912, Viaud-Delmon Isabelle DR2 CNRS Cyberthérapie (conception)
Hôpital Ste Marguerite, Malbos Eric PH / APHM Cybertherapie (conception, exposition)

Auteur principal : Mestre Daniel

Année : 2013-2015


La réponse au stress est nécessaire pour assurer la survie de l’individu. Elle passe par une chaîne de réactions impliquant l’axe hypothalamo-hypophysaire. Cet axe est régulé par des boucles de feedback au niveau de l’hypothalamus, de l’hippocampe et du cortex préfrontal (CPF). Au contraire, l’amygdale active cet axe pour répondre à un évènement stressant. Dans les cas pathologiques, comme les troubles anxieux, l’amygdale est hyperactive, et la peur domine. Cette expression de la peur peut être réduite lorsque le sujet a pu apprendre au préalable à contrôler ce qui génère du stress. Cela peut être réalisé de manière contrôlée et quasi-écologique, en utilisant les thérapies par exposition à la réalité virtuelle (TERV).

L'objectif de ce projet premier sera, en référence à l'état de l'art, d'augmenter l'efficacité du traitement (à court et moyen terme), en donnant au patient des outils de contrôle du niveau de stress induit par un environnement virtuel. Un deuxième objectif sera d'analyser les structures corticales impliquées dans l'amélioration de la symptomatologie, en comparant l'activité cérébrale et cognitive avant et après thérapie. En redonnant au sujet du contrôle sur la situation, le contrôle de l’amygdale par le CPF devrait être augmenté, ce que nous vérifierons au niveau des activités métaboliques (Pet scan), fonctionnelles (IRMf), et cognitives (test cognitifs) du CPF, chez des patients présentant une acrophobie. Enfin, nous accompagnerons cette cyberthérapie d’une analyse sociologique visant à laisser toute sa place au « facteur humain » autour des opérations techniques et ainsi à envisager les conditions d’appropriation sociale de la technique. Comprendre les mécanismes corticaux d'action de la TERV et les facteurs d'acceptabilité de celle-ci constituent deux défis majeurs de ce projet.



simulateur


Ce projet est financé par la Mission pour l'Interdisciplinarité du CNRS (Programme Innovations thérapeutiques pour les Maladies Mentales).